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L’enquête Hogue devrait recommander des changements clés pour mettre fin à l’ingérence secrète et financière de l’étranger dans les élections et l’élaboration des politiques.

Les “mandataires” étrangers sont autorisés à dépenser des fonds illimités en secret dans les courses à l’investiture et à la direction des partis, à cacher leurs bailleurs de fonds, à collecter des fonds et à faire du lobbying en secret, et les plafonds de dons élevés facilitent l’acheminement de grosses sommes d’argent dans le système politique canadien

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Jeudi 24 octobre 2024

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La Commission européenne a publié un rapport sur la situation des droits de l’homme au Canada

OTTAWA – Aujourd’hui, alors que l’enquête Hogue sur l’ingérence étrangère dans la politique canadienne tient sa dernière table ronde sur les lacunes en matière de financement politique, Democracy Watch a publié les trois documents d’orientation qu’elle a soumis à l’enquête, appelant à des changements clés pour combler d’énormes lacunes qui permettent des dépenses, des collectes de fonds, des dons, des prêts et du lobbying secrets, antidémocratiques et contraires à l’éthique par des ” mandataires ” étrangers.

Démocratie Watch a publié les trois documents d’orientation qu’elle a soumis à l’enquête.

Cliquez ici pour voir le document d’orientation sur la manière de mettre fin à l’acheminement des dons et des prêts de grandes fortunes étrangères par l’intermédiaire de “mandataires”.

Cliquez ici pour voir le document d’orientation sur la manière d’empêcher les tiers “mandataires” financés par des gouvernements, des entités et des individus étrangers d’influencer les élections et les processus d’élaboration des politiques de manière non démocratique et contraire à l’éthique.

Cliquez ici pour voir le document d’orientation sur la manière de mettre fin au lobbying secret et contraire à l’éthique exercé par des “mandataires” pour le compte de gouvernements, d’entités et d’individus étrangers.

Le document d’orientation de Watch sur le système canadien de dons et de prêts, non démocratique et contraire à l’éthique, préconise les changements clés suivants pour mettre fin à l’acheminement des grosses sommes d’argent étrangères par l’intermédiaire de “mandataires”

  1. Abaisser la limite annuelle des dons et des prêts à 75 $, soit le montant que 75 % des donateurs donnent, comme l’a montré l’étude de Watch sur les dons de 2016 à 2022 (pour correspondre à la limite de 100 $ du Québec, la meilleure au monde);
  2. Interdire aux institutions financières de faire des prêts (si les partis peuvent prouver qu’ils ont besoin de plus de fonds qu’ils ne peuvent en recueillir auprès des électeurs en dons de 75 $, établir un financement public de contrepartie et par vote ainsi qu’un fonds de prêt public pour combler l’écart);
  3. Interdire l’octroi de faux emplois ou d’autres avantages à toute personne qui envisage de se présenter à une course à l’investiture ou à la direction d’un parti;
  4. Interdire les dons aux candidats à l’investiture, aux candidats et aux associations de circonscription électorale (ACE) provenant de l’extérieur de la circonscription électorale;
  5. Interdire l’octroi d’emplois fictifs, de compensations, de cadeaux ou d’autres avantages aux candidats à l’investiture, aux candidats aux élections ou aux responsables de partis politiques, et interdire de payer les candidats pour leurs dépenses personnelles, de soins et de contentieux, et interdire de payer les représentants des candidats dans les bureaux de vote ;
  6. Demander la divulgation de l’identité des candidats à l’investiture et des candidats aux élections
  7. Exiger la divulgation de l’identité de tous les donateurs/prêteurs et du montant des dons/prêts et des dépenses des candidats à l’investiture, des candidats et des partis avant le début du scrutin, et exiger la divulgation trimestrielle, entre les élections, des dons, des prêts et des dépenses des associations de circonscription et des partis;
  8. Exiger la divulgation publique du personnel, des bénévoles de haut niveau et des collecteurs de fonds (ainsi que des montants recueillis et de la manière dont ils l’ont été) par les candidats à l’investiture, les candidats, les associations de circonscription et les partis, et la divulgation de tous les bénévoles à Élections Canada.

    Démocratie en surveillance a également demandé que la Commission d’enquête recommande les changements suivants

    1. Comme pour les élections, exiger des tiers qu’ils enregistrent et divulguent tous leurs donateurs et leurs dépenses s’ils dépensent plus de 100 $ au cours d’une course à l’investiture ou d’une course à la direction d’un parti, et leur interdire d’être de connivence avec les candidats ;
    2. Uniquement permettre à un individu tiers de dépenser un très petit montant, et aux groupes de citoyens de dépenser un montant basé sur le nombre d’électeurs qui les soutiennent, et interdire aux entreprises de dépenser, pendant les concours, les élections et les processus d’élaboration des politiques;
    3. Faire d’Élections Canada le vérificateur des tiers;

    4. Supprimer toutes les échappatoires qui permettent actuellement le lobbying secret, de sorte que toutes les activités de lobbying doivent être divulguées;
    5. Supprimer les échappatoires qui permettent actuellement le lobbying secret, de sorte que toutes les activités de lobbying doivent être divulguées;
    6. Inverser les changements apportés au Code des lobbyistes l’année dernière, de sorte qu’il sera à nouveau interdit aux lobbyistes de collecter des fonds, de faire campagne et d’aider les politiciens et les chefs de parti.

    “Des lacunes dans des lois clés signifient que des entreprises, des organisations et des individus tiers sont actuellement autorisés à dépenser une quantité illimitée d’argent en secret pour soutenir ou s’opposer aux candidats à l’investiture et à la direction des partis, à cacher l’identité de leurs bailleurs de fonds et à faire du lobbying en secret auprès des ministres, des fonctionnaires, des politiciens et des responsables de partis politiques”, a déclaré Duff Conacher, cofondateur de Democracy Watch. “Ces failles doivent être comblées, sinon les tiers continueront à servir de façade aux gouvernements et entités étrangers pour interférer et influencer les élections canadiennes et les processus d’élaboration des politiques gouvernementales de manière secrète, contraire à l’éthique et antidémocratique.”

    Parties politiques : les partis politiques et les organisations de la société civile, les partis politiques et les organisations de la société civile.

    Democracy Watch a également soumis à l’enquête Hogue une liste de questions clés à poser aux participants aux tables rondes de la phase politique tenues cette semaine sur les nombreuses failles et lacunes des règles canadiennes en matière d’élections, de financement politique, de lobbying et d’éthique, ainsi que sur la faiblesse des systèmes d’application, qui rendent légales l’ingérence étrangère secrète, contraire à l’éthique et à la démocratie, ainsi que la désinformation au Canada. Cliquez ici pour voir la liste des questions clés.

    La liste des questions clés est disponible ici.

    Democracy Watch a également déposé un soumission de 32 pages en septembre, appelant la Commission d’enquête à élargir la portée de son examen afin d’aborder toutes les lacunes et les failles des lois fédérales, ainsi que les faibles systèmes d’application.

    Cliquez ici pour voir la soumission complète de Democracy Watch à la Chambre des communes sur le projet de loi C-70, et cliquez ici pour voir un résumé de la soumission.

    La Chambre des communes a adopté le projet de loi C-70 en juin après un examen précipité, mais le projet de loi C-70 ne fait que combler certaines lacunes en matière d’ingérence étrangère et établit un système d’application très faible, contrôlé par le Cabinet du parti au pouvoir.

    Cliquez ici pour voir le document d’information qui résume toutes les failles et les problèmes d’application qui rendent l’ingérence étrangère légale et facile à réaliser dans tout le Canada, à tous les niveaux de gouvernement. Cliquez ici pour voir la liste sommaire des 17 changements clés qui doivent être apportés pour mettre fin à l’ingérence étrangère.

    Cliquez ici pour voir la liste sommaire des 17 changements clés qui doivent être apportés pour mettre fin à l’ingérence étrangère.

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    POUR PLUS D’INFORMATIONS, CONTACTEZ:
    Duff Conacher, Co-fondateur de Democracy Watch
    Tel : (613) 241-5179
    Cell : 416-546-3443
    Email : [email protected]

    La campagne de Démocratie en surveillance Stop Foreign Interference in Canadian Politics Campaign et Money in Politics Campaign